Ethymologie

L’étymologie du nom de notre village laisse cours à plusieurs interprétations. Certains pensent que cela vient de « mons Marii «  ou mont Marius en souvenir du consul romain du même nom, à moins que Marius ne soit là le masculin de Maria y associant ainsi la Vierge. D’autres affirment que cela aurait rapport avec le vieux français « merein » signifiant taillis de châtaigniers ou de chênes.

Un fait est sûr, c’est l’origine de notre village qui prend naissance sur les flancs du coteau suite à l’implantation d’un groupe de moines dépendant de l’abbaye bénédictine Saint Bénigne de Dijon. Le village original se créera donc autour, entouré bientôt par des remparts protecteurs, dont il reste aujourd’hui encore quelques pans de tours. Cette enceinte avait une superficie de trois hectares et demi à l’intérieur desquels on trouvait l’église Saint Blaise, le château, des maisons, un hôpital… On y accédait par deux portes : à l’ouest, la porte Enjame débouchant sur la rue Frontripierre ; à l’est celle des Barry pour communiquer avec les champs de la plaine. Le château sera profondément malmené en 1217 puisqu’il tombe aux mains de Simon de Montfort, durant la croisade des Albigeois. Il devra être reconstruit

Tout comme il avait été sensible aux idées des cathares, Montmeyran fut aussi ouvert au XVIème  siècle aux thèses défendues par les partisans de la Réforme. Dès lors, la communauté montmeyranaise se partagea entre protestants et catholiques. Les premiers se regroupèrent dans les quartiers est : les Dinas, les Rorivas, les Petiots, tandis que les seconds investissaient le nouveau village situé au pied du Mont Meyran.

Tout comme le Dauphiné, Montmeyran ne connut pas d’évènements graves durant la Révolution.  Il approcha toutefois la grande histoire par le biais de la famille Bachasson, détenteur de la terre de Montalivet. Un de ses membres se lia d’amitié avec un jeune militaire corse en garnison à Valence : Napoléon Bonaparte. Ce dernier veillera désormais à sa carrière, allant même jusqu’à lui confier de 1809 à 1814 le poste important de ministre de l’intérieur. Son fils, Camille Bachasson, comte de Montalivet oeuvrera lui aussi dans les allées du pouvoir, puisqu’il sera lui aussi ministre de l’Intérieur en 1830.

Au XIXème siècle, Montmeyran est un bourg dynamique de 2000 habitants. Il y a quatre foires par an. Il y avait chaque mois un marché aux chevaux dont les marchands venaient de Provence, Languedoc voire d’Italie et d’Espagne. L’état s’approvisionnait à Montmeyran pour équiper ses troupes à la conquête de l’Algérie. A noter aussi à cette époque dans notre commune la culture du noyer et du vers à soie. Depuis le XVIIème siècle, Montmeyran s’étirait tout au long du chemin allant de Crest à Valence…. qui deviendra sa grande rue.

Le début du XXème siècle verra arriver le train en gare de Montmeyran (la poste actuelle), l’électricité ainsi que sa cohorte de modernités.